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Expatriés : les questions à se poser pour réussir sa retraite

Auteur : Partenaire
Temps de lecture : 8 min
Le guide la retraite pour les expatriés de France.

En tant qu’expatrié, la réussite de votre retraite se prépare et s’anticipe, que vous envisagiez de vous expatrier à la retraite ou que vous soyez un expat sur le chemin de la retraite. Chacune de ces situations présente des défis spécifiques qu’il est important de considérer pour assurer le succès de vos projets retraite, que ce soit à l’étranger ou lors de votre retour d’expatriation. Voici quelques pistes pour vous aider à préparer vos projets sereinement.

Table des matières

Les questions à se poser quand on s’expatrie à la retraite

Quelles sont les motivations des retraités expatriés ?

Les motivations des retraités qui s’expatrient sont variées. Les aspirations les plus fréquentes incluent le désir d’améliorer la qualité de vie et le pouvoir d’achat, ainsi que la recherche d’un environnement agréable et d’un climat favorable. L’aventure et la découverte culturelle jouent également un rôle significatif dans le choix de passer sa retraite à l’étranger.

Lors de la préparation de votre projet, il est important de définir ce qui vous pousse à partir à l’étranger. Identifiez vos envies clairement pour maximiser les chances de réussite de votre expatriation. Partir pour vous rapprocher de vos enfants (et petits-enfants) diffère considérablement d’une quête de douceur de vie ou d’un besoin de changement culturel.

Quelle destination pour s’expatrier à la retraite ?

Une fois vos motivations identifiées, prenez soin de votre choix de destination. Réfléchissez à vos critères de vie, en prenant en compte les éléments tels que la distance, la langue, le coût de la vie, les habitudes culturelles, la gastronomie, la sécurité et même la santé. S’expatrier au Panama n’aura pas la même incidence que s’expatrier en Tunisie, même si ce sont deux destinations au soleil.

Il est également essentiel de réfléchir à la durée de votre expatriation. Est-ce que vous quittez tout ce que vous avez en France pour reconstruire une nouvelle vie ailleurs, ou comptez-vous conserver un domicile et certaines habitudes en France avec des allers/retours réguliers de prévus ? Interroger les communautés d’expatriés sur place ou faire un séjour test peut être judicieux pour évaluer vos capacités d’adaptation et d’intégration au nouvel environnement.

Quel statut fiscal et quels moyens prévoir ?

La durée et la destination de votre expatriation influent sur votre statut en France. Jusqu’à présent, si vous résidez de façon stable et régulière au moins 6 mois de l’année en France, vous conserviez à la fois votre résidence fiscale en France et vos prestations sociales. Attention toutefois, à compter de 2024 certaines prestations sociales telles que les allocations familiales, le minimum vieillesse, l’assurance veuvage et l’allocation supplémentaire d’invalidité seront soumises à une condition de résidence de 9 mois par an (comme pour le RSA). Il est important de faire le point avec vos organismes de rattachement, si vous voyagez ponctuellement de façon récurrente. Lors de vos séjours temporaires à l’étranger, vous devrez par ailleurs vous conformer à la règlementation locale (en termes de visa et d’assurance santé par exemple).

Si vous résidez de façon permanente à l’étranger, cela a une incidence en matière de fiscalité et de sécurité sociale. Renseignez-vous sur la fiscalité de votre pays de destination et sur les conventions fiscales qui peuvent éviter une double imposition. Être expatrié peut vous permettre d’être exonéré de CSG par exemple, vous pouvez vous renseigner auprès du CNAREFE.

Il est judicieux d’évaluer les implications financières avant votre départ, y compris en matière bancaire. Enfin, il est également recommandé de bien se renseigner sur le coût de la vie et sur les postes de dépenses courantes pour établir un budget réaliste. La nourriture et certaines activités peuvent être moins chères qu’en France, le logement et la santé peuvent coûter bien plus cher, mieux vaut anticiper.

Quelles couverture santé à l’étranger ?

La question de la couverture santé à l’étranger est toute aussi importante dans le cadre d’une expatriation à la retraite. Les soins médicaux peuvent rapidement impacter votre budget retraite. L’accès à l’assurance maladie locale dépend de votre destination et de votre statut de résident permanent. Il se peut que le système public local ne soit pas au niveau ou insuffisant et qu’une assurance santé pour être couvert en secteur privé soir nécessaire, et cela a un coût.

Les retraités français conservent leur couverture Sécu pour les soins en France uniquement, à la condition d’avoir cotisé au moins 15 ans à un régime de base français. La Sécu ne couvre pas les frais de santé à l’étranger et une assurance privée locale ou internationale sera souvent nécessaire. Les contrats expatrié peuvent être souscrits au 1er euro (assureur seul) ou en complément de la Caisse des Français de l’Etranger. (CFE), et vous couvrent en France également. Utilisez un comparateur d’assurances santé expatrié comme International Santé pour choisir la meilleure couverture en fonction de vos besoins et de votre destination.

Les questions à se poser sur la retraite quand on est expatrié

Quel statut à l’étranger ?

Le choix de votre statut à l’étranger impactera directement vos options de cotisation à la retraite. Trois statuts principaux se détachent :

Le statut de détaché : vous conservez complètement votre couverture sécurité sociale française et vous continuez à cotiser à la retraite comme en France. Ce statut est le plus simple pour ne perdre aucun droit.

Le statut expatrié salarié : vous cotisez à la retraite locale selon le système de sécurité social du pays d’accueil. Si vous cotisez en Europe, vous pourrez faire valoir ces droits en plus de vos trimestres français, et les cumuler si vous exercez dans plusieurs pays européens. Si vous cotisez dans un pays hors UE qui a signé une convention avec la France, vous pourrez faire valoir ces droits, mais sur une seule de vos expériences à l’étranger, et seule la durée de cotisation sera prise en compte.

Le statut expatrié indépendant : selon les pays vous pourrez cotiser à la retraite locale ou pas. Il est nécessaire de vous renseigner auprès des organismes de Sécu locale et de la possibilité de cotiser en France (SSi, CNAPVL). Par ailleurs, explorez des solutions alternatives en fonction de vos possibilités et intérêts ; la retraite de base locale, bien qu’accessible, ne sera pas forcément le plus intéressant.

Informez-vous tôt sur vos droits à la retraite dans le cadre d’une carrière à l’étranger pour optimiser vos revenus futurs

Comment fonctionnent les régimes de retraite locaux ?

Les régimes de retraite sont propres à chaque pays. Les droits acquis dépendent de votre destination, de votre statut professionnel, et des dispositions locales en matière de retraite. Le sujet de la retraite est à étudier dès le début de votre expatriation pour faire des choix éclairés.

Les pays conventionnés avec la France sont :

  • les pays de l’Union Européenne, y compris la Suisse, le Liechtenstein, la Norvège et l’Islande,
  • ainsi que 34 pays hors UE tels que le Chili, la Côte d’Ivoire ou les Etats-Unis,
  • et 3 collectivités d’Outre-Mer (Mayotte, Nouvelle-Calédonie et Polynésie).

Consultez la page du CLEISS pour plus d’information : CLEISS – Retraite à l’étranger.

Comment continuer à cotiser au régime de retraite Français ?

La Caisse des Français de l’Etranger (CFE) est le seul organisme qui permette de cotiser à la retraite de base en tant qu’expatrié, afin de ne pas perdre de trimestres. Sont éligibles, les travailleurs salariés et les inactifs chargés de famille, qui étaient préalablement affiliés à la Sécu française.

Les cotisations, calculées en fonction de la tranche de revenus choisie, peuvent représenter un investissement intéressant pour certains expatriés (comme un salarié qui effectue ses dernières années à l’étranger), mais ce n’est pas une option économique. Par exemple pour la tranche de revenus annuels de 32994€, la cotisation est de 1.464€ par trimestre (en 2023).

Quelles sont solutions complémentaires à la retraite de base ?

Pour les expatriés qui souhaitent diversifier leurs options de retraite, plusieurs alternatives sont disponibles, telles que de la retraite complémentaire avec un assureur partenaire de la CFE, des investissements et placements dans des domaines d’avenir, ou l’acquisition d’actifs. Le but étant de diversifier ses outils patrimoniaux pour optimiser la retraite future.

La retraite n’est pas un sujet qui s’improvise, en particulier si vous réalisez une partie de votre carrière à l’étranger. N’hésitez pas à contacter Perspectives Retraite si vous avez des questions.

2 réponses

  1. Bonjour
    Je suis Française salariée et résidente en Suisse depuis plus de 25 ans.
    J’envisage de rentrer en France pour ma retraite.
    Quelles seront les implications liées à l’assurance santé, l’imposition,…
    Par avance merci.
    Cordialement

    1. Madame Rignault,
      Dans un 1er temps, tout dépend si en rentrant en France vous pensez reprendre une activité professionnelle ou pas.
      Avant de quitter la Suisse, il faut vous procurer le document portable U1 auprès des services de l’emploi de la Suisse. Cette démarche permettra la totalisation des périodes d’emploi accomplies dans les deux États (France et précédent pays européen d’emploi) lors de l’examen de vos droits éventuels à une indemnisation.
      Il convient de vous informer, avant votre départ, auprès de votre caisse d’affiliation, de l’existence d’un maintien de droit à l’assurance maladie auprès de ce régime. Dans ce cas vous obtiendrez une attestation de droits aux prestations de l’assurance maladie (Carte Européenne d’Assurance Maladie ou le certificat en tenant lieu, ou document portable S1).
      Avant de partir, il faut également vous procurer votre relevé de carrière suisse, qu’il faudra faire enregistrer par l’Assurance Retraite.
      Pour la fiscalité : Les modalités de l’imposition à laquelle vous serez soumis seront fonction de votre précédent régime fiscal (imposable en France ou à l’étranger).
      Pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur le site du CLEISS ou diplomatie.gouv.fr
      Espérant avoir répondu à votre interrogation.
      Sincères salutations.
      L’équipe Perspectives Retraite

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