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Accueil > Retraite et licenciement économique après 55 ans : quelle stratégie adopter ?
Vous venez d’apprendre votre licenciement économique, ou vous sentez qu’un PSE se profile dans votre entreprise. Parmi toutes les questions qui se bousculent, la retraite est souvent la plus mal anticipée. Or, la période qui s’ouvre entre un licenciement économique en fin de carrière et le départ à la retraite est l’une des plus riches en leviers d’optimisation. Voici le guide complet pour ne pas subir cette transition, mais la piloter.
Un licenciement économique intervient lorsque l’employeur supprime un poste pour des raisons liées à la situation de l’entreprise (difficultés économiques, réorganisation, mutation technologique) et non à la personne du salarié. Ce motif est encadré par le Code du travail et ouvre des droits spécifiques, distincts de ceux d’un licenciement personnel.
Passé 55 ans, les enjeux financiers deviennent particulièrement importants. La proximité de la retraite modifie radicalement le calcul : chaque mois compte, chaque trimestre validé peut faire la différence entre partir à taux plein ou subir une décote définitive.
Deux situations se distinguent selon la taille de l’entreprise :
Le PSE est votre levier principal de négociation. Pour un senior de 55 ans ou plus avec une ancienneté significative, les indemnités supra-légales peuvent atteindre 6 à 12 mois de salaire dans les grandes entreprises.
Tout salarié licencié pour motif économique avec au moins 8 mois d’ancienneté perçoit une indemnité légale de licenciement calculée comme suit :
Le salaire de référence retenu est le plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois et la moyenne des 3 derniers mois.
En cas de PSE, des indemnités supplémentaires sont négociées avec les représentants du personnel. Pour un salarié de 55 ans ou plus avec une longue ancienneté, elles peuvent représenter plusieurs mois de salaire en sus de l’indemnité légale.
Point fiscal crucial en 2026 : les indemnités versées dans le cadre d’un PSE sont intégralement exonérées d’impôt sur le revenu, quel que soit leur montant. Cette règle est plus favorable que celle applicable aux licenciements hors PSE, où l’exonération est plafonnée. En revanche, la part supra-légale est soumise à la CSG/CRDS (9,7 %) pour la fraction inférieure à 96 120 € (2 PASS en 2026), et aux cotisations sociales au-delà.
À noter : les indemnités supra-légales déclenchent un différé d’indemnisation chômage. Le calcul : montant supra-légal ÷ 111,8. Ce différé est plafonné à 75 jours dans le cadre d’un licenciement économique — nettement moins que les 150 jours applicables hors motif économique.
La réforme de l’assurance chômage entrée en vigueur le 1er avril 2025 reste pleinement applicable en 2026. Son fil conducteur : aligner progressivement les droits des seniors sur le report de l’âge légal de la retraite à 64 ans. Concrètement, les bornes d’âge donnant accès aux dispositions favorables ont été relevées de 2 ans. Ce sont désormais les règles applicables à la date de fin du contrat de travail (et non la date d’inscription à France Travail) qui déterminent le régime applicable.
| Âge à la fin du contrat | Durée maximale d’indemnisation |
| Moins de 55 ans | 18 mois (548 jours) |
| 55 à 56 ans | 22,5 mois (685 jours) |
| 57 ans et plus | 27 mois (822 jours) |
Bonne nouvelle pour les 55 ans et plus : depuis le 1er avril 2025, la dégressivité de l’allocation (réduction de 30 % à partir du 7e mois pour les hauts revenus) ne s’applique plus aux demandeurs d’emploi de 55 ans et plus dont l’allocation journalière dépasse 92,12 €.
C’est l’un des points les plus importants et les moins connus : les périodes d’indemnisation chômage permettent de valider des trimestres pour la retraite. La règle est simple : 50 jours d’inscription à France Travail ouvrent droit à 1 trimestre validé, dans la limite de 4 trimestres par année civile. Trois conditions doivent être réunies simultanément :
Pour un senior de 55 ans licencié avec 5 trimestres manquants pour le taux plein, une période de chômage bien gérée peut suffire à combler cet écart — et éviter une décote définitive sur la pension.
C’est le dispositif le plus précieux pour les seniors en fin de carrière. Sous certaines conditions, l’indemnisation peut être prolongée au-delà de la durée maximale théorique, jusqu’à l’obtention du taux plein.
Les conditions cumulatives (2026)
L’âge d’accès au maintien évolue progressivement
Le maintien suit désormais le calendrier de relèvement de l’âge légal de la retraite. Pour les personnes nées à partir de 1968, cet âge est fixé à 64 ans. Pour les générations antérieures, il évolue progressivement par tranches de 2 mois par an. L’indemnisation cesse en tout état de cause à 67 ans (âge du taux plein automatique).
Point de vigilance : l’attestation de régularisation de carrière délivrée par l’Assurance Retraite peut prendre plusieurs mois à obtenir. Elle doit être demandée bien en amont, pour ne pas subir d’interruption d’indemnisation. Vérifier que la mise à jour en cas d’erreur sur votre nombre de trimestres soit bien effectuée. En effet, nombre d’assuré(e)s se voient réclamer un trop-perçu postérieurement à leur retraite par France Travail, car l’Assurance Retraite n’a pas effectué la mise à jour en temps et heure, ce trop-perçu peut être de plusieurs milliers d’euros.
Un licenciement économique après 55 ans est le moment idéal pour réaliser un bilan de retraite complet. Les questions à trancher sans attendre :
Combien de trimestres me manque-t-il ? La réponse conditionne toute la stratégie. Si le déficit est faible (2 à 4 trimestres), la période de chômage peut suffire à le combler. Si le déficit est plus important, d’autres leviers sont à envisager.
Le rachat de trimestres est-il pertinent ? Un licenciement s’accompagne souvent d’indemnités importantes et d’une fenêtre fiscale favorable. C’est le moment d’étudier sérieusement le rachat de trimestres : le coût est déductible des revenus imposables de l’année du versement, et l’impact sur la pension peut être significatif.
Faut-il envisager une retraite progressive ? Depuis le 1er septembre 2025, la retraite progressive est accessible dès 60 ans (sous condition de 150 trimestres validés). Elle permet de réduire son activité et de percevoir une fraction de pension, tout en continuant à accumuler des droits. Dans certains cas, elle peut s’articuler avec une reprise d’activité à temps partiel après une période de chômage.
Agirc-Arrco : attention aux points perdus Les périodes de chômage indemnisé ouvrent des droits à points Agirc-Arrco. En revanche, une inscription à France Travail sans indemnisation (ARE épuisée, délai de carence) ne génère pas de points complémentaires. C’est un facteur souvent négligé dans les simulations.
Dans les entreprises d’au moins 1 000 salariés (ou appartenant à un groupe de 1 000 salariés et plus), le PSE doit obligatoirement prévoir un congé de reclassement. Sa durée varie de 4 à 12 mois selon les accords. Pendant ce congé, le salarié perçoit une allocation mensuelle (au minimum 65 % de la rémunération brute antérieure) et reste techniquement salarié.
Pour un senior proche de la retraite, ce congé présente un double avantage souvent sous-estimé :
Un licenciement économique en fin de carrière soulève des dizaines de questions sur votre retraite et peu de réponses simples. Les règles de l’ARE ont changé en 2025, les conditions du maintien sont strictes, et les arbitrages entre rachat de trimestres, date de départ et retraite progressive sont souvent complexes à démêler seul.
Chez Perspectives Retraite, nous accompagnons régulièrement des salariés en cours de PSE ou fraîchement licenciés. Notre cabinet réalise pour vous :
Prenez rendez-vous pour un premier échange offert, parce qu’un licenciement peut aussi être le point de départ d’une retraite mieux préparée.
Lorsque vous faites appel à Perspectives Retraite, vous bénéficiez :

Les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans sont les plus concernés par le chômage de longue durée, du fait de la réticence des entreprises à embaucher un salarié expérimenté. Face à cela, certaines règles de l’assurance chômage ont été aménagées pour les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans.
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2 réponses
Après avoir liquidé ma retraite…
J’ai pu retrouvé un emploi partiel dans une société de transport PMR.
Salarié depuis 11 ans dans l’activité et 4 ans dans cette dernière société…celle-ci vient d’être déclarée en liquidation judicipaire et je viens de recevoir ma lettre de licenciement économique
Puis je m’inscrire aujourd’hui en tant que demandeur d’emploi à France Travail ?
Cordialement
P. MUNOZ 14/11/1954
0680087286
Patricemnz77360@gmail.com
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Bonjour,
Vous pouvez vous inscrire comme demandeur d’emploi, mais vous ne percevrez aucune indemnisation.
En effet, il n’y a plus d’indemnisation une fois que vous percevez votre retraite, ni au-delà de 67 ans.
Espérant avoir répondu à vos interrogations.
L’équipe Perspectives Retraite